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Le blog de nicnic38

Raid 28 : Laurent chez les Mouflards

14 Février 2012 , Rédigé par nicnic38 Publié dans #Raid

voilà le récit d'un équipier de notre Laulau national... Sacré virée!

 

Dimanche 22 janvier, 11h45, voilà 5 Mouflards dans le parc du château de Versailles, boueux, usés, boiteux pour certains, arpentant les allées, à la recherche d'une balise, de leur dernière balise…

Tout a commencé un soir d'automne, lors d'un entrainement, le Sanglier, lance : "ce serait sympa que l'on fasse une équipe de Mouflards pour le raid 28".

 

L'Ours (Laurent) , toujours aux aguets lorsqu'il entend les mots : "équipe", "sympa", "Raid", est partant, mais nous averti: "attention, de ce que j'en sais, c'est très dur". A ces mots, notre "Blonde incendiaire", toujours aux aguets lorsqu'elle entend le mot "dur" … est partante. Bien sûr, le raid 28, nécessite d'avoir dans l'équipe un orienteur, et pour l'instant, même si l'Ours a de l'expérience en raid, et quelques connaissances en orientation, il ne peut assurer seul ce rôle. Donc, notre blonde préférée, est chargée de convaincre son chéri, pour nous guider dans notre nouvelle aventure. Non, non, vous ne saurez pas quels moyens elle a utilisé pour arriver à ses fins… en tout cas, très peu de temps après, Gilles est partant. "Amour quand tu nous tiens"…

 

Il nous manquait donc un 5ème larrons.

" And the winner is … Pascal", et oui, un Parisien, quoi de mieux pour nous aider dans cette aventure banlieusarde, car, vous l'aurez bien compris, aucun de nous ne comprend, ni ne parle le Parisien.

Et voilà, 5 Mouflards prêts à en découdre avec les banlieusards.

… Les formalités d'inscriptions remplies, il ne nous restait plus qu'à nous préparer pour l'évènement. Pour le côté physique, seul ou avec le reste des Mouflards, les choses se sont bien passé, sans vraiment faire d'entrainement spécifique "raid".

Pour la partie logistique, une réunion aura suffit pour se mettre d'accord sur la tactique de course, les rôles de chacun, etc.

 

Samedi 21 janvier, 9h45, le Sanglier arrive chez Marie et Gilles, et se rend compte qu'il a oublié de récupérer Pascal au passage, comme prévu… quelques minutes après, notre parisien préféré, arrive, sourire aux lèvres. C'est ensuite l'Ours qui rejoint la bande, nous sommes au complet pour le départ vers les terres hostiles, prêt à affronter les dangers de la région Parisienne...

Départ d'Issoire 10h00, arrivée à Montpeyroux (par l'autoroute) 10h54 !!!! Et oui, ça commence bien, après que le Sanglier ai oublié Pascal, Marie a oublié les "croques monsieur", et, vous pouvez me croire,  les croques monsieur de Marie valent bien un demi – tour !!!

L'ambiance dans la voiture est bon enfant, la musique (de Marie) bat son plein, nous reprenons les refrains des tubes du siècle dernier, tous en chœurs.

Nous ne tiendrons pas pendant 4h00 à ce rythme endiablé, surtout que nous n'étions pas préparés à ce genre d'attaque psychologique. Qui va nous sauver ??? C'est alors que Pascal a la fabuleuse idée de mettre son Iphone en mode "haut parleur", et de nous régaler avec une musique plus "Rock'n Roll". Je savais bien que Pascal avait plus d'un tour dans son sac. Il nous a certainement sauvé d'une overdose de tubes des années 90/2000, merci Pascal, merci Apple.

Le reste du voyage jusquà Houdan se passe bien, même, si lors de notre arrêt casse croute, nous apercevons des hordes de" barbares", parlant un dialecte qui nous est inconnu, réunis dans la station service qui nous sert de restaurant. Pascal, qui semble avoir compris la teneur des dialogues que tiennent les "barbares", nous épargne la traduction, certainement pour nous protéger et ne pas éveiller en nous la peur… Merci encore Pascal, ta présence dans l'équipe tiens toutes ses promesses.

Enfin, Houdan, joli port de pêche, nous trouvons, non sans mal, le gymnase, lieu de départ de nos péréginations banlieusardes.

 

Personne !!! Et aucune trâce du Raid 28, pourtant il est presque 17h00, et le départ est prévu dans 4h00. Après un coup de fil rassurant  à l'organisation, l'Ours et le Sanglier quittent le reste de la bande, pour amener la voiture vers la destinantion d'arrivée, Bures sur Yvette. Après une petite heure de route, les voilà arrivés à destination, ils montent dans la navette qui doit les ramener vers le gymnase d'Houdan. Après un départ, que l'on pourra qualifier de "hésitant", le chauffeur de la navette nous ramène à bon port.

Entre temps, le gymnase s'est rempli, mais nous n'avons pas de mal à retrouver nos Mouflards, parés de leurs superbes maillots !!!

 

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Quelques minutes après, les pizzas commandées, arrivent, et nous commençons notre festin (surtout le sanglier), les autres mangent "normalement".

Ensuite, les choses s'accélèrent, récupération des dossards, vérifications du matériel obligatoire, photos officielles, briefing d'avant course, et, 21h00 arrive.

 

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Toutes les équipes sont allignées derrière la rubalise, qui nous sépare des bénévoles, qui tiennent à la main, les cartes et définitions, qui nous permettront de rejoindre l'arrivée, en récupérant un maximum de balises, bien sûr.

 

Top, c'est parti, Marie récupère les documents, et nous voilà parti dans le report des balises et le tracé de notre parcours. Pour Pascal, Marie et le Sanglier, c'est une première, et ils découvrent les joies du report.

 

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L'ours et Gilles, experts en la matière, ne perdent pas une minute, et voilà qu'en 30 minutes, nous avons déjà plus du tiers du parcours tracé, nous décidons de partir, nous finirons plus tard le reste des reports.

Nous voilà dehors, nous sommes maintenant entre les mains de notre orienteur préféré, pour nous mener à bon port.

C'est le sanglier qui est chargé, en ce début de raid, de pointer les balises. Balises qu'ils auront tous du mal  à repérées (plaques d'alu avec le N° de balise et le logo "Raid 28", rien de bien conventionnel pour les habitués de raid et CO que sont Gille et l'Ours). Tant et si bien que nous passons à proximité des 2 premières sans les repérer, pas grave, on est habitué au demi tour, depuis notre mésaventure des croques monsieur, et nous voilà rebroussant chemin pour pointer les 2 oublis (nous sommes rassurés, de nombreuses autres équipes sont aussi dans ce cas).

Gilles parait être bien dans la carte, et sa facilité pour nous guider nous impressionne (sauf l'Ours, bien sur, qui connait déjà les compétences de Gilles dans ce domaine).

Nous avaçons bon train, et commençnos à rattrapper des équipes, les dix premières balises (dont 2 "bonus")  ne nous posent pas trop de probèmes (si ce n'est une chute du Sanglier après le poinçonnage de la 10, qui va s'avérer plus grave qu'elle n'y parait... un peu plus tard).

Nous enchainons sans trop de difficultés, et l'Ours, habitué à ce type d'épreuve, calme un peu notre euphorie, en nous rappelant qu'il reste encore beaucoup de chemin jusqu'à l'arrivée.

Petit à petit, le Sanglier, plutôt fringant en début de course, se laisse décrocher, peu à peu, et commence à trainer la patte. La chute, qui semblait sans gravité, à la balise 10, laisse apparaitre maintenant, une douleur au dos. Le Sanglier, pense que cela ne va pas durer, car le Sanglier est solide, mais… ça dure, et même si l'anti-imflammatoire de Pascal appaise quelques temps la douleur, celle – ci réapparait un peu plus tard.

 

Après la balise 23 (on les a toutes pour l'instant), c'est l'Ours qui devient "pointeur", le Sanglier bléssé essaie de suivre la troupe. Marie et Pascal, sont plutôt bien, Gilles est dans sa carte, l'Ours, égal à lui-même, gaillard.

A partir de là, le Sanglier va subir la course, toujours avec de la bonne humeur, mais je peux vous le dire maintenant, il va en baver un max.

 

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Les chemins sont très boueux, et tout le monde a du mal avec ces appuis fuyants, qui sollicitent les muscles et les  ligaments plus que de raison, mais on tient le choc, heureusement, le coté ludique du raid, nous permet de ne pas voir passer le temps.

Au petit matin, une pause rallongée nous permet, de continuer à reporter les balises sur notre parcours, et de se restaurer correctement. Cet arrêt d'une vingtaine de minutes, va nous rappeler que l'on est en hiver malgré la douceur apparente, et les organismes vont avoir du mal pour se remettre en route. Nous redémarrons malgré tout, le ventre plein et le moral un peu entamé, comme notre physique.

Nous évoluons en fôret, et commençons à croiser quelques promeneurs, jogger et vététistes, locaux. A la sortie d'un bois, nous tombons sur une station RER !!! Ca fait bizarre car d'habitude, lors de nos périples nous sommes plutôt habitués à nous retrouver face à un refuge derrière le col que nous venons de franchir. Mais il y a eu pire, un peu plus loin, c'est l'autoroute A13 que nous longerons pendant quelques km. N~….

 

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 Dimanche 22 janvier, 11h45, voilà 5 Mouflards dans le parc du château de Versailles, boueux, usés, boiteux pour certains, arpentant les allées, à la recherche d'une balise, de leur dernière balise…

Nous ne le savons pas encore, mais ce sera bien la dernière.

 Après cette balade dans le parc du Château, nous rejoignons la sortie et l'unique barrière horaire, que nous passons avec un peu d'avance (15 ou 20 minutes, je ne sais plus). L'épisode du château nous a sapé le moral, une balise qui nous a couté presque 45 minutes, après coup, on se dit qu'on aurait du la zapper. Nous nous arrêtons un moment, pour reporter les dernières balises sur les cartes, grignotter et braquer un vétetiste qui se sent obligé de nous donner son eau.

 

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A ce moment là, il nous reste environ 4h00 pour rentrer (entre 16 et 20 km selon les diverses sources), en temps normal, sur du plat, ça se fait tranquille, mais là, on est mal, physiquement (à part l'infatigable monsieur Ours), et aussi moralement, de plus, l'environnement de la course ne nous donne pas vraiment envie de continuer. Nous repartons malgré tout, cahin – caha. Arrivés au CP13, on se tate, mais personne n'ose prononcer le mot qui tue, "abandon". Au CP14, 1,5km plus loin et après 84 km de course, une navette est présente pour ramener les éventuels abandons. "Qu'est ce qu'on fait ?"

Encore une fois, malgré notre état de fatigue avancé, notre moral atteind, et des douleurs qui s'accentuent, personne ne veut prendre la décison d'arrêter. Le Sanglier, qui traine la patte depuis 50 bornes et qui a d'autres objectifs, plus tard dans la saison, prononce, la mort dans l'âme, la sentence : "moi, j'arrête", et le reste de la troupe suit.

Nous voilà donc dans la navette qui nous ramène vers Bures sur Yvette, il fait 35° à l'intérieur et le chauffeur est, en fait, un pilote de rally reconverti, bilan de l'opération, Pascal à failli gerber, Marie l'a fait.

 

Enfin, nous voilà à destination, douche, miam miam, massage pour certains, et retour dans nos montagnes à vaches, que l'on aime tant.

Le retour est beaucoup plus calme que l'aller, on se relai au volant, mais en général il y a celui qui conduit, et les 4 autres qui dorment, avec de temps en temps, notre blonde adorée, qui ouvre un œil, et prodigue ses conseils avisés, de pilote expérimentée.

 

Pour conclure, nous avons trouvé le concept très sympa, l'organisation et les bénévoles très sympa, le parcours très bof. Par contre, cette expérience de course par équipe a ravi les novices, il faudra recommencer, mais dans un univers qui nous ressemble plus, un univers de Mouflards : " LA NATURE".

Pour l'analyse de notre abandon, nous sommes en train d'y réfléchir, mais je pense qu'il y aura certainement 5 avis différents. 

 

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